samedi 26 novembre 2016

Pierre Henri Joseph Guyennon & Marie Josephte Drevet



Aujourd'hui, nous partons dans l'Ain, en Bresse plus exactement, berceau de la famille de mon grand-père. Mon pépé Paul était le fils de Nicolas Bourdon et Marie Félicie Guyennon.
Nous nous intéressons ici aux parents de Félicie. Pierre Henri Joseph Guyennon & Marie Josephte Drevet sont mes arrière-arrière-grands-parents. Ils se sont mariés le 16 mai 1894 à Boissey, dans l'Ain.

P.H.J est né le 12 octobre 1867 (comme moi !! sauf l'année, évidemment) à Boissey, fils de Pierre Joseph Guyennon & Marie Césarine Guyennon.
M.J. est née le 1er décembre 1874 à Boissy, fille de Philibert Drevet & Marie Joséphine Marguin.


P.H.J. et M.J. ont en commun plus que leur métier de la terre. En effet, ils ont les mêmes arrière-arrière-grand-parents.
Choquant ? Non. C'est très commun, surtout à cette époque.
Pour l'anecdote et votre culture, Benoît et Benoîte sont des implexes. C'est-à-dire que ce sont des ancêtres que je vais retrouver deux fois au lieu d'une dans mon ascendance et qui porteront le même numéro Sosa (numéro d'ancêtre direct).

Benoît Cordier
x 27 août 1772
Benoîte Berthelet
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Françoise Cordier                                                  Claude Cordier
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Benoît Guyennon                                         Marie Claude Cordier
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Pierre Joseph Guyennon                                       Philibert Drevet
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Pierre Henri Joseph Guyennon                   Marie Josephte Drevet
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Passons à une petite description physique.
J'ai la chance d'avoir des documents qui décrivent l'apparence physique de mes bisaïeux. À défaut de les avoir connus, je peux me faire une idée de comme ils étaient. Les photos en plus.
Pierre Henri Joseph Guyennon mesurait 1,69 m.. Il avait les cheveux et les sourcils noirs, les yeux gris bleu, le front large, le nez bien fait, une bouche moyenne et le visage ovale. C'est ce que nous apprend sa fiche matricule.
Marie Josephte Drevet mesurait quant à elle 1,52m, avait les yeux bleus, le visage ovale et le teint frais (source : carte d'identité).

Eh oui, la fiche matricule.
Comme tout homme de cette époque, non seulement le service militaire est long et obligatoire, mais en plus la guerre n'est pas loin.
Après son recensement en 1887, P.H.J. intègre l'armée active, au sein du 1er Régiment de Dragons, le 3 octobre 1888. Envoyé en congé le 23 septembre 1891, il entre dans la réserve de l'armée active le 1er octobre suivant et retourne donc à la vie civile. Ses obligations militaires n'étant pas terminées, il effectue une première période d'exercices dans le 1er Régiment de Dragons du 10 avril au 7 mai 1893.
P.H.J. se marie en mai 1894 avec M.J., déjà enceinte de mon arrière-grand-mère !
Ils ont le temps de faire trois petits avant qu'il ne reparte pour seconde période d'exercices du 16 janvier au 12 février 1899. Et neuf mois plus tard... BAM !
Il passe dans l'armée territoriale le 1er octobre 1901.
Deux enfants de plus au passage.
Le 9 mai 1911, il intègre le 9e Régiment d'Artillerie à pied et est rappelé à l'activité le 3 août 1914, le jour où l'Allemagne déclare la guerre à la France. Renvoyé dans ses foyer le 6 mars 1915 (son fils prend le relais), il est libéré du service en novembre 1918.

Tous deux cultivateurs et demeurant à Boissey, ils ont eu six enfants :


Marie Félicie, dite Félicie, mon arrière-grand-mère.
Née le 22 août 1894 à Boissey, elle épouse Claude Marie Bourdon le 19 novembre 1919 à Saint-Bénigne avec qui elle a quatre enfants, nés à Dijon : Yvonne, Paul (mon pépé), Roger et Armelle.
Veuve depuis 40 ans, Félicie (mémé Bourdon) est décédée au Luc, dans le Var, le 5 février 1985.
À l'époque je n'avais pas encore trois ans. Je n'ai aucun souvenir de mon arrière-grand-mère, ni aucune photo de moi avec elle.
Comme pour sa mère, sa carte d'identité nous apprend qu'elle mesurait 1,55 m. qu'elle avait les cheveux châtain clair et les yeux bleus, la bouche moyenne, le visage ovale et le teint blanc

Eugène Honoré, dit Honoré, est né le 10 décembre 1895 à Boissey.
Sa fiche matricule nous apprend qu'il a été incorporé au 60e Régiment d'Infanterie le 16 décembre 1914 (uniforme de la photo) et passé au 159e R.I. le 25 mai 1915. Il a été tué à l'ennemi, mort pour la France, à Magnicourt-en-Comte (Pas-de-Calais) le 19 juin 1915. La fiche matricule nous donne d'autre informations précieuses sur Honoré : il mesurait 1,62 m., il avait les cheveux noirs et les yeux bleus, le front moyen, un nez rectiligne, le visage long et un menton à fossette. Cette description nous permet de mieux visualiser ce jeune homme et d'appréhender sa véritable apparence physique, peu visible sur une simple photographie.

Marie Victorine Virginie, dite Virginie, née le 9 juin 1898 à Boissey, elle épouse Eugène Pachon à Saint-Bénigne le 4 juillet 1921. Son acte de naissance comporte une erreur. En effet, une mention marginale la marie à Félix Gautheron, son beau-frère, le jour où celui-ci épouse Julienne.
Virgine et Eugène divorcent (je ne sais pas quand, mais Eugène s'est remarié en 1932) sans avoir eu d'enfants.
Jamais remariée, Virginie est décédée à Pont-de-Vaux le 24 août 1977.

Julienne Marie Rosalie, dite Julienne, la tante Juju, née à Boissey le 3 novembre 1899, épouse François « Félix » Alexandre Gautheron à Dijon le 26 octobre 1935.
Elle aurait eu une fille, née avant son mariage, en 1931 et décédée en 1932, Monique, mais je ne la trouve pas sur les registres à Dijon, alors peut-être à Pont-de-Vaux ou Saint-Bénigne ?
Julienne n'a pas eu d'enfants avec Félix. Elle est décédé à Dijon le 1er mai 1979.


Pierre, né le 22 mai 1904 et décédé le 2 juin 1904.

Marie Anaïs, dite Maria, née le 20 juin 1906 à Saint-Bénigne.
Le 28 avril 1928, elle épouse Étienne Hippolyte Wuistaz à Pont-de-Vaux.
Ils habitaient boulevard Edmé Nicolas Machureau à Dijon.
Je n'ai pas connu l'oncle Étienne, décédé en 1976, mais je me souviens très bien de la tante Maria à qui je rendais visite à la maison de retraite à Saulieu, une petite femme gentille, souriante avec des yeux qui pétillaient de malice !
Elle est décédée à Saulieu le 7 avril 2001.

Pierre Henri Joseph et Marie Josephte sont décédés respectivement le 6 octobre 1945 à Pont-de-Vaux et le 7 décembre 1958 à Dijon.

Comme pour les billets précédents, une frise pour accompagner cette présentation.



samedi 19 novembre 2016

Du houblon et un petit verre

Ça pourrait ressembler au programme d'une soirée réussie, mais franchement, qui boit de la bière dans un petit verre ?!
Non, ici, on parle de l'association parfaite entre la bière et la vodka. Toujours pas de recette ni de programme de soirée arrosée.
La bière est faite de houblon. Le houblon se dit chmiel en polonais, qui a donné le nom de famille Chmielowiec, celui de mon arrière-arrière-grand-père.
Quand au petit verre, celui dans lequel ont la vodka, il s'appelle kieliszek en polonais, et c'est également un nom de famille, celui de mon arrière-arrière-grand-mère.

J'aurais tellement adoré poursuivre cette présentation avec un joli portrait de ce couple, mais je n'en ai pas, et je ne suis pas sûr qu'il en existe...
Alors commençons l'illustration de leur vie avec leurs actes de baptême.

Ces actes nous apprennent énormément de choses.
Tout d'abord, leurs dates de naissance et de baptême. On en attendait pas moins d'un acte de baptême.
Mais aussi le nom de leurs parents. Adam et Maria sont donc respectivement les enfants de Ludovicus (Ludwik) Chmielowiec & Mączka (pronnoncé {montchka}) et de Franciscus (Franciszek) Kieliszek & Catharia (Katarzyna) Dul. L'importance mineure de la femme en Pologne, mais aussi le fait qu'elle change de nom à son mariage, vraiment, pas comme en France où le nom d'épouse est d'usage, il est réel en Pologne), fait que la filation de la mère est aussi indiqué. Ainsi apprend-on que Maria est la fille de Michał Mączka & Wiktoria Jugo et que Katarzyna est la fille de Józef Dul & Agnieszka Rutyna.
Autre information importante : l'identité des parrains et marraines.

Accessoirement, on apprend aussi qu'à cette époque les actes sont en latin, si toutefois vous ne l'aviez pas remarqué... Ce qui signifie tout de même que nous nous trouvons dans une zone qui a échappé à la prédominance allemande et russe.

Adam et Katarzyna sont issus de deux villages très éloignés et séparés l'un de l'autre par juste une route. #humour
Comme on peut le voir sur la carte présentée précédemment ici.
Et sont donc issus de la même paroisse : Zaleszany.
C'est d'ailleurs peut-être comme ça qu'ils se sont connus, à l'église, et ont fini par se marier.
 
Ci-dessus, la publication des bans, que l'on retrouve dans le Księga Zapowiedzi (Liber Bannorum), le livre des promesses.
On y retrouve l'état civil du prétendant (nom, prénom, parents, date de naissance, adresse) et de la future mariée, le nombre de publications et leurs lieux et la date et le lieu du mariage, s'il a bien été célébré.
Ci-dessous, l'acte de mariage.
Il a été célébré le 21 juin 1887 à Zaleszany en présence des témoins Józef Zając et Roman Drozd (peut-être le frère du beau-frère d'Adam).
⚛ Une fois marié, le couple s'installe à Kępie Zaleszańskie où nait leur premier enfant, Ewa, le 2 novembre 1888. Jour de son décès.
Le premier acte indique le jour de la naissance et du baptême, le numéro de la maison de naissance, le prénom, l'identité des parents (toujours avec la filiation de la mère, une femme n'est rien sans mari et son père) et la case vide aurait dû être réservée aux parrain et marraine, inutiles dans le cas présent.
Le second acte nous apprend la date du décès et de la sépulture, l'adresse de la défunte, son identité, sa religion, son sexe, son âge (trois heures...) et la cause du décès.

⚛ En 1890 naît un deuxième enfant, Michał. Malheureusement,il décède à l'âge de deux ans (un an trois quarts).
Michał est né dans la maison n°110, comme sa sœur avant lui, le 25 juillet 1890 et a été baptisé le lendemain. Ses parrain et marraine étaient Jan Kieliszek et Marianna, épouse de Tomasz Szewczyk (je cherche encore qui ils sont).
Son décès a été reporté dans deux registres distincts qui apportent des informations différentes. En effet, si toutes les informations sont similaires, des dates jusqu'à l'âge, c'est la cause du décès qui diffère : affaiblissement (debilitas) pour l'un et tuberculose pour l'autre.

⚛ Ensuite vient le tour de Józefa, dont je vous ai déjà parlé ici.

⚛ Puis Jan, mon bisaïeul (arrière-grand-père), né le 23 octobre 1895, toujours maison 110 à Kępie Zaleszańskie, dont je parlerai plus longuement plus tard.
⚛ Michalina, la seule des enfants étant restant vivre au pays, née le 23 mai 1898, baptisée le 25, elle a vécu en bonne catholique toute sa vie au service du curé de la paroisse.
Son parrain était Jan Cebula et sa marraine, Antonina Chmielowiec, épouse de Stanisław Nieradka, sa tante.


Michalina est décédée à l'âge de 85 ans le 7 décembre 1985 et a été inhumée le 10 décembre dans le cimetière de Zaleszany.

⚛ Sixième enfant de la fratrie : Anna.
Née le 17 et baptisée le 21 avril 1901. Elle a pour parrain Jakub Nabrzyski (parenté à établir) pour marraine sa grand-tante Katarzyna Mączka, épouse de Jan Kieliszek.
Anna s'installe officiellement en France le 1er août 1926 (son dossier de naturalisation indique aussi 1917 comme date d'installation sur le sol français, mais elle serait âgée de 16 ans, ce qui me semble peu probable) et épouse un soldat russe, Simon Kalinine, le 4 juin 1927 à Lorcy, dans le Loiret. Ils ont eu trois enfants, Eugène, Marie et Stanislawa et ont été naturalisé français par décret publié au JORF le 9 décembre 1934.
Veuve depuis déjà 10 ans, tata Simon (son petit nom dans la famille) s'est éteinte le 8 juin 1992 dans sa maison à Dreux, en Eure-et-Loir.




Franciszek vient au monde le 26 mai 1904 est baptisé le 29. Il a pour parrain Stanisław Nieradka, son oncle et pour marraine Antonina, épouse de Józef Czernecki (à priori pas de lien de parenté).




Comme ses frères et sœurs, François quitte la Pologne et s'installe dans le Pas-de-Calais pendant un temps. Il épouse à Marles-lès-Mines une polonaise venue d'un village voisin du sien, Zbydniów, le 13 février 1929, et part ensuite rejoindre son frère Jean et sa sœur Anna dans le Loiret, où naîtront ses neuf enfants : Mélanie, Stanislas, Christophe, Richard, Hélène,  Adam, Christian, Lucien et Jeanne.
François décède à Lorcy le 19 avril  1980.


⚛ Enfin, un dernier enfant voit le jour en 1908, Michał. Je n'ai trouvé aucun acte attestant de sa naissance et de son baptême. J'ai appris son existence par son acte de sépulture. Il est alors âgé d'un an.
Mon trisaïeul, Adam Chmielowiec, décède 9 ans plus tard, le 25 septembre 1918, des suites d'un katar żołądkowy, à savoir une gastrite.
Marianna décède, elle, en 1924, le 15 février.
Très bon exercice que la rédaction de cet article : cela me permet de mettre de l'ordre dans mes idées mais aussi de trouver les informations manquantes. En effet, il me manquait notamment les dates de décès d'Adam & Marianna. Ce qui me fait me rendre compte qu'ils sont décédés assez jeunes. Peut-être une des raison pour lesquelles il n'y a pas de photos d'eux.

samedi 12 novembre 2016

Chmielowiec & Kuchno



Après une absence prolongée de l'Internet, me revoici avec une nouvelle frise.

Celle-ci concerne mon arrière-grand-tante Józefa Chmielowiec, la sœur de mon arrière-grand-père Jan, et fille d'Adam Chmielowiec et Marianna Kieliszek, originaire de Kępie Zaleszańskie, dans les Basses-Carpates en Pologne.

Le déroulement de sa vie, et celle de ses enfants, est pour moi plutôt floue. Cette partie de ma famille vivait géographiquement éloignée des autres (eux dans le Pas-de-Calais, et ses frères et sœurs dans le Loiret) et ma famille proche les a finalement peu fréquentés et peu connus. Malgré tout, le parcours Józefa est assez bien documenté et daté.

À quelques exceptions près, comme nous allons le voir.



     Fille ainée d'Adam Chmielowiec & Marianna Kieliszek, Józefa est née le 18 février 1893 à Kępie Zaleszańskie et a été baptisée deux jours plus tard l'église de Zaleszany.

     Premier élément manquant : la naissance de son fil Marcel.

Ce qui me fait remarquer que ça non plus, je ne le sais pas : quand sont-ils arrivés en France ? Vous vous demandez quel est le lien entre les deux ? Voyons cela.

Je n'ai pas trouvé de trace de la naissance de Marcel dans les registres paroissiaux de Pologne de Zaleszany et je n'en trouve pour l'instant pas en France dans les communes d'Auchel, Calonne-Ricouart, Marles-les-Mines et Divion qui constituent le cercle de vie de la famille. Piste en cours : Lille. Mais sans convictions.

En effet, Józefa et Protazy se sont mariés en Pologne le 19 novembre 1919 et marcel est supposé être né en 1920. Et entre le mariage et la naissance de François, le second enfant du couple en 1922, Marcel a pu naître n'importe où entre Zaleszany et Marles-lès-Mines, aussi bien en Pologne, qu'en France, où même en Allemagne... Bref, c'est mission impossible sans autres éléments.

J'ai bien en ma possession une photo du mariage de Marcel, mais elle n'est malheureusement ni datée,  ni localisée.

Le première mention de son nom que j'ai trouvée est à Montargis, dans l'acte de naissance d'une de ses filles, Thérèse. Une piste à creuser donc. Peut-être que son autre fille y est née également. Peut-être même s'y sont-ils mariés ?¹


Le site www.geopatronyme.com est plutôt intéressant pour cela. En effet, il  indique 17 naissances de Kuchno en France, dont deux dans le Loiret, à Montargis précisément, entre 1941 et 1965, soit la période qui m'intéresse, Thérèse étant née en 1948, sa sœur est potentiellement née un peu avant ou un peu après. Peut-être.

À confirmer avec la mairie de Montargis.


Du côté de François, le frère de Marcel, là aussi, il manque des informations. Tout d'abord, ce que me chagrine particulièrement, je n'ai pas de photo de son mariage. Secondement, je ne sais ni où ni quand est née sa fille Maryse, ni ce qu'elle est devenue.

J'ai fait une demande de copie d'acte de mariage auprès de la marie du XVIIe à Paris. Je verrai bien ce que je reçois. Ou pas.


Autre élément majeur manquant dans le vie de Józefa : le décès de son mari Protazy.

Seul indice à ce jour : il est décédé avant Józefa. L'acte de décès de mon arrière-grand-tata précise en effet qu'elle est veuve.


Je peine à trouver des informations, même auprès de la famille.

Prochaine étape dans mes recherches : contacter la mairie de Montargis et visiter le cimetière de Marles-lès-Mines où se trouve le caveau familial.

Je continue mon enquête, quoi.



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 ¹ 25/11/2016 ;  nouveautés concernant Marcel : après avoir appris qu'il s'était marié en la commune de Saint-Maurice-sur-Fessard (Loiret), j'ai demandé un extrait de son acte de mariage qui nous apprend qu'il est né à Barnislovo (peut-être Barnisław) le 5 novembre 1920 et qu'il a épouse Salomé Wieczorek (native de Pologne) le 12 janvier 1946.

samedi 30 avril 2016

Colas & Millereau

Edme Émile Colas est né le 30 avril 1864 à La Roche-en-Brénil, canton de Saulieu, en Côte d'Or.
Edme Émile Colas est mon arrière-arrière-grand-père.
Edme Émile Colas s'appelle en fait juste Edme Colas et est le fils de Martin & Claudine Boudier, comme on peut le voir sur son acte de naissance (1).
Dans les recensements, on constate qu'il habite au Boulois, hameau de La-Roche-en-Brénil, et qu'il change de prénom comme de chemise : en 1872, il s'appelle Denis Émile,  en 1876 et 1881, Denis, et en 1886, il n'habite plus au domicile de ses parents.


 On le retrouve, avec le prénom Edme, à Dijon en 1884, au bureau de recrutement militaire. Sa fiche matricule* nous donne des informations sur son parcours militaire et quelques informations sur son apparence physique : il avait les cheveux noirs, les yeux bleus et mesurait 1,68 m.
Sa fiche nous indique également ses différents lieux d'habitation et on remarque une période d'alternance de quatre ans pendant lesquels il partage son temps entre Saint-Léger-de-Fourches (aujourd'hui un hameau de la commune de Champeau-en-Morvan, Côte d'Or) et Le Mesnil Aubry (Val d'Oise).
En 1890, il réside donc à Saint-Léger-de-Fourches. Pourtant, on apprend qu'on 1891 il réside chez ses parents au Boulois où il est cultivateur.



Comment le sait-on ? C'est son acte de mariage* qui nous le dit !

Le 29 mars 1891, Edme a donc épousé Marie Millereau, mon arrière-arrière-grand-mère, native de Moulin-Morin, hameau de Saint-Léger-de-Fourches puis de Champeau-en-Morvan(2), fille de Jean & Anne Nazaret.
Moulin-Morin, c'est un peu chez moi aussi, c'est là qu'habitaient mes grands-parents maternels et que j'ai passé de nombreuses vacances et week-ends, dans cette maison en granit rose construite à la main par mon grand-père, mais on en reparlera une prochaine fois.
Petit flash-back sur Marie : elle nait le 29 octobre 1872, tout juste après son frère jumeau (lui à trois heures du matin, elle à quatre heures) Léonard.
Dans le dénombrement de population de 1876, on constate que si Marie habite bien chez ses parents, à quatre ans, on en attendait pas moins, ce n'est pourtant pas le cas de son jumeau qui est on ne sait où, certainement placé en nourrice quelque part (3), tandis que justement, la famille s'occupe d'un enfant assisté...(4)
Les recensements suivants sont similaires jusqu'à arriver en 1896 : le premier dénombrement de population suite au mariage d'Edme & Marie dans lequel on constate qu'ils ont déjà deux enfants et la charge d'une enfant assistée.

Le couple Edme & Marie aura quatre enfants. Quatre filles : Sidonie, Jeanne, Marie Claire (dite Claire, mon arrière-grand-mère) et Hélène. Ils ont également accueilli plusieurs enfants assistés (dont ma tante Marcelle épouse de Georges Mercier, Jean Valton qui a finalement intégré la famille officiellement en épousant la nièce de Pierre Sauvage, et aussi Pierre Sauvage (le même) dont le frère Gaston a épouse Marie Claire - mes arrière-grands-parents).

Leurs quatre filles se sont ensuite mariées :
- Sidonie Clotilde avec Liénard Dirson, le 10 janvier 1914 à Paris 16e,
- Jeanne Marie avec Émile Joseph, le 11 décembre 1920 à Champeau
- Marie Claire avec Gaston Sauvage, le 19 juin 1922 à Champeau
- Hélène avec Lucien Vervoitte, le 20 novembre 1924 à Champeau également.

Voici Edme & Marie, dans leur jardin au Moulin-Morin, en 1938

L2 29 janvier 1940, Edme Colas s'éteignait à Champeau, suivit par Marie à Dijon le 8 mars 1957.



(1) source : AD21
(2) c'est un décret du 13 février 1911 qui fait de Champeau le nouveau chef-lieu
(3) il n'apparaît dans aucun recensement, et n'est pas mort, la mention marginale de décès sur son acte de naissance nous le confirme.
(4) la Côte d'Or semble est une zone privilégiée d'accueil des enfants assistés de la Seine. Presque chaque foyer en accueille un voire plusieurs.

mercredi 20 avril 2016

Michel Augustin, mon aïeul, pas un cookie

Augustin Michel Macé


Aujourd'hui, nous suivons le parcours d'Augustin Michel Macé, mon troisième arrière-arrière-grand-père, celui qui m'a donné mon nom de famille.

Augustin Michel est né le 4 juin 1854 au Coudray, en Eure-et-Loir, petite ville limitrophe de Chartres. Fils de Louis Adolphe, journalier, & Lucile Adélaïde Clémence Michel, sans profession.
Sixième et dernier de sa fratrie, il a également deux demi-frères issus du second mariage de son père, suite au décès de sa mère en janvier 1858.

La consultation des tableaux de recrutement militaire m'a permis de trouver quelques informations complémentaires : Augustin Michel Macé était un grand monsieur d'1,58 mètres au visage ovale, le nez et la bouche moyens, les cheveux et les sourcils blonds et les yeux bleus. Évidemment, sur la photo ci-contre, c'est pas forcément évident de s'en rendre compte.








Ce tableau de matricule nous permet aussi d'apprendre son niveau d'éducation, 3 correspondant à « possède une instruction primaire plus développée* ».
Une chose que je ne saisis pas sur ce document : le niveau d'instruction. 1 correspond à « sait lire uniquement », 2 à « sait lire et écrire » et 3 à un niveau plus poussé. Pourquoi alors, ces trois degrés étant tout de même radicalement différent, le 2 incluant le 1 et le 3, j'imagine incluant le 1et le 2, est-il nécessaire d'indiquer les trois niveaux ?
Je me permets une petite transcription des ces différentes affectations :
- dans l'armée active : passé dans la réserve de l'armée active le 1er juillet 1880 ; a obtenu une dispense de la période de réserve en automne 1881 ; passé dans l'armée territoriale le 18 octobre 1882.
- dans l'armée territoriale : 30e Régiment Territorial d'Infanterie 1er bataillon 2e compagnie N°631 ; 1er novembre 1898 porté au contrôle spécial des classes libérées N°83 Rep. 18022 ; libéré du service militaire le 1er novembre 1900
Il y a deux petites mentions que je ne parviens pas à lire en raison de la qualité du document...tristesse.

Bref, dispensé, Augustin en profite pour faire ce que tout jeune homme de 20 ans fait : il se marie ! Et d'ailleurs, il aime tellement ça,  qu'il va se marier deux fois. Mais pas en même temps, je vous rassure. Ce qui, du coup, paraît beaucoup moins excitant que ce que vous avez pu imaginé en lisant ces quelques lignes... mais je m'égare.

Le 14 septembre 1875, Augustin Michel épouse Adrienne Berthe Léontine Viette, mon arrière-arrière-grand-mère, à la mairie du Coudray. Adrienne Berthe (ainsi dénommée dans le dénombrement de population de 1881 de Bailleau-sous-Gallardon) est la fille de Louis Jean & Victorine Françoise Michel, née le 21 juillet 1855 et demeurant au Coudray.
De cette union naissent quatre enfants.
Leurs actes de naissance nous permettent de suivre le couple géographiquement :
En 1876, il habite au Coudray : naissance du fils Constant Albert.
En 1877, il habite à Bailleau-sous-Gallardon où naît sa fille Maria Victorine Émilie.
En 1879, il habite toujours à Bailleau-sous-Gallardon, où naît son fils Marcel (Valentin Louis) Macé, mon arrière-grand-père.
Augustin Michel habite toujours le hameau de Pont, dans la commune de Bailleau-sous-Gallardon en 1881. Il apparaît en effet avec sa famille dans le recensement de 1881 :
AD28_6Mi7_RECENSEMENT_BAILLEAU-SOUS-GALLARDON_1881_152
À noter que son beau-frère habite également le foyer et son frère germain**, Léopold Narcisse, quelques maisons plus loin.

Sa dernière fille avec Berthe Adrienne, Constance Léontine, naît le 2 août 1882 à Saint Hilarion, dans les Yvelines (à l'époque département de la Seine-et-Oise). Dernière, en effet, car Berthe Adrienne décède le 9 avril 1883 en son domicile à Séry, hameau de la commune de Saint-Hilarion.
Note en passant : si un-e cousin-e lit ce blog et qu'il/elle a en sa possession une ou des photos, qu'il/elle n'hésite surtout pas !

En illustration, le tableau d'assemblage du cadastre de Saint-Hilarion http://archives.yvelines.fr/ark:/36937/s005433a42dc1f19/5433a42dc2af3

Le 17 juillet 1883, Augustin Michel épouse en secondes noces Clémentine Adolphine Clémence Michel à Gazeran. Âgée de 18 ans, elle est la fille de feu Ambroise Michel & Clémentine Hervé, née en cette commune le 28 janvier 1865.
Gazeran, c'est ici.

Et là, retour à la case Le Coudray où est décédée Constance Léontine le 24 janvier 1884 et né Maurice Augustin Fernand, le premier fils d'Augustin & Clémence.
On retrouve ensuite toute le petite famille en 1886 à Gazeran, Yvelines, commune située entre Saint-Hilarion et Rambouillet, où naissent ces treize autres enfants !!
Rien que ça...
Quelques extraits de recensements :
http://archives.yvelines.fr/ark:/36937/s0053dd1c9e2babf/53dd1c9e4f2b2
http://archives.yvelines.fr/ark:/36937/s0053dbe552d7fde/53dbe552da38d

Le 3 septembre 1921, les époux Augustin & Clémence sont toujours en vie et assistent, à Gazeran, au mariage de leur petite dernière Germaine Marcelle.
En 1931, Augustin Michel est domicilié, seul, à Gazeran.

Au moment où j'écris ces lignes, je ne sais pas ce qu'il est advenu d'Augustin après cette date.
Je continue mes recherches.

Voici un petit exercice aussi bien graphique qu'illustratif, une carte. Pour situer les différents lieux mentionnés ici, mais aussi pour visualiser plus facilement le parcours d'Augustin au cours de sa vie.



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☞ Mise à jour : 27 février 2018
    Je suis toujours à la recherche du lieu et de la date de décès d'Augustin Michel Macé.
J'ai réalisé une frise indiquant son lieu de domiciliation lors des mariages de ses enfants. Je serai peut-être amené à compléter avec les petits-enfants (naissances et mariages) si l'exercice n'est pas concluant.


☞ Mise à jour : 2 mars 2018
    L'acte de mariage d'Augustin Abel Macé, fils d'Augustin Michel Macé, le 4 décembre 1943 avec Hélène Adèle Conti, indique qu'il est décédé, sans précision de date ni de lieu.
    Un coup de téléphone à la commune de Gazeran m'a également appris qu'il existe une concession perpétuelle à son nom, acquise le 24 novembre 1924. J'attends un retour par courrier avec davantage d'informations. Cette conversation avec la mairie m'a aussi appris la date de décès de sa seconde épouse : le 19 novembre 1924, à Gazeran.

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* source : AD71
** ils ont tous les deux le même père et la même mère, à différencier des enfants consanguins (qui ont le même père) et utérins (qui ont la même mère).http://gw.geneanet.org/macbourdon_w?lang=fr&m=S&n=mac%C3%A9&p=augustin+michel

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