vendredi 20 octobre 2017

Bourdon & Brunet



Retour dans l'Ain pour continuer la présentation des arrière-arrière-grands-parents.


Avant dernier enfant d'une fratrie de six, Nicolas est le fils de Joseph Bourdon et Jeanne Marie Bellay, né le 4 juin 1849 à Chavannes-Sur-Reyssouze. Ils habitent le hameau de Moulfier, que l'on peut voir ci-dessous sur le plan du cadastre napoléonien.
 
© archives de l'Ain

© archives de l'Ain
 
Comme pour la moitié de mes trisaïeux (c'est quand même carrément moins long qu'arrière-arrière grands-parents), je n'ai pas de photo de Nicolas. Sa fiche matricule me renseigne un peu sur son apparence physique : cheveux et sourcils châtain clair, yeux bleus, front haut, nez épaté, bouche moyenne, menton rond, visage ovale et teint clair.


Le devoir militaire a clairement eu un fort impact sur sa vie, et l'a rythmée, une alternance de périodes vouées à l'armée et de périodes dédiées à sa vie privée, jusqu'à sa libération définitive du service en 1895.
Personne aujourd'hui ne peut me parler de lui. Sa vie privée, je n'en connais que ce que les actes veulent bien me dire, et se résumera ici par son travail, son mariage, ses enfants. Et des enfants, il en eus.
Quatorze.
Les trois premiers n'ont pas vécu. Deux sont morts le jour de leur naissance. Le troisième en bas âge. Les trois autres filles nées de Nicolas et Jeanne Marie n'ont pas vécu non plus. Nicolas se retrouve donc avec neuf garçons. Et qui dit garçon, dit guerre, qui ne va pas sans son lot de pertes.

Bien évidemment, ces enfants, il ne les aurait pas eus sans son épouse Jeanne Marie Brunet.
Née le 22 mai 1859 à Saint-Bégnigne, commune voisine de Chavannes, elle est la fille de Claude François et de Marie Reine Granger, tous deux cultivateurs dans la dite commune.
Voir photos en fin de post.
 



Claude François Bourdon
° 17 janvier 1876
† 17 janvier 1876
Marie Judith Bourdon
° 26 février 1877
† 28 février 1877
Claude François Bourdon
° 28 décembre 1877
† 11 avril 1878
Marie Joséphine Bourdon
° 16 janvier 1879
† 1er juin 1882

Pierre Joseph Bourdon
° 31 décembre 1880
† 17 mars 1959
Il épouse « Marie » Claudine Josephte Jacqueroux en 1907. Pas d'enfants connus.

Je ne trouve pas sa fiche matricule.
Claude Joseph Bourdon
° 3 novembre 1882, Saint-Bénigne
† 2 avril 1956, Arbigny, Ain
Les cheveux et les sourcils châtain, Claude Joseph avait les yeux gris, le front ordinaire, le nez et la bouche moyens, le visage ovale avec un menton à fossette et mesurait 1,69 m..
Jamais marié, il est décédé sans avoir eu d'enfants.

Eugène Claude Joseph Bourdon
° 3 septembre 1884
† 23 octobre 1914
Le 21 novembre 1908, il épouse Marie Rosalie Angélina Chevret avec qui il a eu deux enfants : Claude Joseph « Eugène » Auguste et « Anna » Élisa Bourdon.

Eugène était châtain aux yeux bleus, il avait le nez fort, le front ordinaire, la bouche moyenne, le menton rond et le visage ovale. Il mesurait 1,66 m..

À compter du 9 octobre 1905, il est incorporé au 23e Régiment d'Infanterie. Il effectue deux périodes d'exercices en 1910 et en 1912 et participe à la campagne contre l'Allemagne du 3 août 1914 au 22 novembre 1914. Il décède de maladie à Lunéville, à l'hôpital 102.

Sa fiche matricule nous apprend également qu'au 18 janvier 1914 il résidait à Saint-Albain, en Saône-et-Loire.

« Auguste » Célestin Bourdon
° 9 septembre 1886
† 15 septembre 1972, Péronne
Son mariage avec Jeanne Danancher est célébré le 12 juin 1919 et il lui naîtra trois filles : Marie-Louise, « Renée » Marie Augustine et Josiane Bourdon.

Je ne trouve pas sa fiche matricule.

Jules Michel Bourdon
° 30 septembre 1888
† 26 décembre 1918

Jules est brun (cheveux et sourcils) aux châtain. Il a le front ordinaire, le nez pointu et le bouche moyenne, le visage ovale avec un menton à fossette et mesure 1,59 m..

Il incorpore le 133e R.I. le 7 8bre 1909 comme soldat de 2e classe et passe en 1ère classe le 9 9bre 1910. Envoyé dans la disponibilité le 21 7bre 1911, un certificat de bonne conduite lui est accordé puis, il passe dans la réserve de l'armée active le 1er octobre 1911. Il est rappelé à l'activité à la Mobilisation le 2 août 1914 au 133e R.I. et incorporé le dit jour. Gravement blessé le 10,  une balle lui broie le bras gauche dont il sera amputé (cf JORF du 26/05/1915).

Il épouse Marie Louise Noblet le 11 7bre 1915 à Péronne (S-&-L).

« Philippe » Pierre Marie Bourdon
° 6 octobre 1890 à Saint-Bénigne
† 27 août 1911 à Mecheyda

Brun aux yeux bleus, il avait le visage ovale, le nez droit, le front ordinaire, la bouche moyenne et le menton rond.
Il mesurait 1,60 m..

Engagé volontaire pour cinq ans le 22 juin 1910 à la mairie de Bourg(-en-Bresse) au titre du 3e régiment de Chasseurs d'Afrique, il arrive au corps le 28 juin 1910 et décède le 27 août 1911 à Mechedya, Maroc (je ne suis pas capable de localiser cette ville) de la fièvre typhoïde.
Marie Marguerite Bourdon
(26/03/1892 - 06/04/1892)

« Claude » Marie Bourdon
° 9 avril 1893, Saint-Bénigne
† 20 janvier 1944, Dijon

Châtain aux yeux bleus, Claude a le front haut, le nez long, le visage rond et une fossette au menton. Il mesure 1,61 m..

Marié à Marie « Félicie » Guyennon à Saint-Bénigne le 19 9bre 1919 avec qui il aura quatre enfants : Yvonne (1920-2016), Paul (1924-1994), Roger (1927-1984) et Armelle (1932-).

Un article plus complet sera consacré à mon pépé Claude.

Claude « Camille » Bourdon
° 31 mars 1896 à Saint-Bénigne
† 11 janvier 1963 à Mâcon

 Camille a les cheveux châtain et les yeux gris, le front large, le rez rectiligne et le visage rond. Il mesure 1,56 m..

Classe de 1916, il est incorporé en 1915, le 9 avril, et arrive au corps le 10.
Marié le 19 novembre 1919 à Saint-Bénigne avec Marie Rosalie « Lucie » Prabel.


Décédé en 1917, Nicolas est parti jeune et n'a pas eu le temps de voir le mariage de tous ses enfants. Enfin, ceux qui ont survécu.
Notamment mon arrière grand-père, Claude Joseph, marié en 1919, le même jour que son frère Camille, le 19 novembre, ainsi que celui d'Auguste Célestin le 12 juin de la même année.






Pour terminer
Voici la seule photo en ma possession de Jeanne Marie Brunet, épouse de Nicolas Bourdon.
° 22 mai 1859, Saint-Bénigne (Ain)
† 17 décembre 194, Saint-Bénigne (Ain)

vendredi 13 octobre 2017

Księgi Metrykalne, dépouillement de registres paroissiaux polonais.

Il y a maintenant plus de deux ans, j'ai effectué mon premier voyage de découverte de ma famille en Pologne.
Outre la rencontre de nombre de mes cousins habitant toujours les trois villages d'où sont venus mes ancêtres, j'ai eu la possibilité d'aller consulter les archives de la paroisse de Zaleszany, qui à l'époque englobait, entre autres, les villages de Zaleszany, Kępie Zaleszańskie et Zbydniów. Ce dernier est aujourd'hui sa propre paroisse (regroupant les villages de Dzierdziówka i Zbydniów) avec sa propre église et les archives plus récentes y sont conservées. J'espère pouvoir les consulter lors d'un prochain voyage.
La paroisse de Zaleszany regroupe quant à elle les villages de Zaleszany, Kępie Zaleszańskie, Berdechów, Majdan Zbydniowski, Skowierzyn, Kotowa Wola, Motycze Szlacheckie et Karczmiska.

Alors, j'ai certes consulté les registres paroissiaux, mais je les ai également photographiés.
Pas tous, car le temps m'a manqué ; une grand partie néanmoins.
Après avoir bien avancé dans mon travail de consultation et d'extraction des informations une fois rentré en France, je me rends compte qu'il me manque toujours des éléments que je retrouve parfois à force de re-re-relecture des documents...
La solution pour remédier à cela une bonne fois pour toute : le dépouillement.

Je posterai donc ici les tableaux récapitulatifs des informations contenues dans les registres de baptêmes, mariages, bans et sépultures.

Les noms et prénoms sont écris sans signes diacritiques, pas toujours reconnaissables par les explorateurs internet.
Ux. est l'abréviation de uxor, épouse en latin, le texte dans lesquels les actes ont été rédigés.
Le tiret sous le nom des mères et des marraines indique la filiation.

Bonnes recherches !

zap : zapowiedzi (bans).
cop : copulatorum (mariages).
mort : mortuarum (décès / sépultures).
bap : baptisorum (naissances / baptêmes).
nat : natorum (naissances / baptêmes).


kepie z.zaleszanyzbydniowkot. wolaskowierzynmaj. Zbyd.
bap
1830-1858



bap1844-18711858-19041844-1864


bap1871-19061906-19311864-1898


c.b.m.
1879-1830



mort
1830-1879



cop
1830-1887



cop1867-1911




cop


1870-1929

cop

1862-1897


mort

1852-1880


zap1826-1849 ; lacunes : 1940-1950
zap1850-1864
zap1865-1880
zap1881-1907
zap1907-1939
zap1939-1967
mort1967-2008
mort1932-1978
b.c.n.m.(1878-1883)
b.: 1878, 1879, 1880, 1881, 1882, 1883
c. : 1878, 1879, 1880, 1881, 1882, 1883
n. : 1878, 1879, 1880, 1881, 1882, 1883
m. : 1878, 1879, 1880, 1881, 1882, 1883
b.c.n.m.1884-1885
b.c.n.m.1886
b.c.n.m.1887
b.c.n.m.1888
b.c.n.m.1889
b.c.n.m.1890
b.c.n.m.1891
b.c.n.m.1892
b.c.n.m.1893
b.c.n.m.1894
b.c.n.m.1895
b.c.n.m.1896
b.c.n.m.1897
b.c.n.m.1898
b.c.n.m.1899
b.c.n.m.1900
b.c.n.m.1901
b.c.n.m.1902
b.c.n.m.1903
b.c.n.m.1904-1906
b.c.n.m.1907-1918
b.c.n.m.1919-1920
b.c.n.m.1921-1924
b.c.n.m.1925-1928
b.c.n.m.1929

Lors de mon prochain séjour, il faudra que je consulte les quelques registres manquants, mais aussi les paroisses voisines d'où viennent certains des mes ancêtres : Grębów et Gorzyce.

La paroisse de Grębów se compose des villages suivants : Grębów, Jamnica , Nowy Grębów et Zapolednik ainsi que les districts (dzielnice) : Grądek, Kąt, Miętne, Niwa, Palędzie, Piasek, Sokół, Szlachecka et Wiry.
Quant à Gorzyce : Gorzyce, Gorzyce (Osiedle), Motycze Poduchowne, Pączek et Zalesie Gorzyckie. En ce qui concerne cette paroisse, je ne suis pas sûr d'y trouver des origines, mais certains Chmielowiec, le patronyme de ma grand-mère, s'y trouvent fréquemment. Les deux paroisses se trouvant à à peine 2 kilomètres l'une de l'autre, la coïncidence me paraît trop grande. J'y trouverai peut-être le chaînon manquant entre les Chmielowiec de Kępie et ceux de Zbydniów.
À vérifier, donc.
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Dla czytelników polskich :

Dwa lata temu, podrózowałem do Polski, aby spotkac rodzinę.
Tam, też miałem mozliwość chodzić do kancelarii i przeglądać do księg metrykalnich.
Tutaj jest spis wszystkiego ksiąg, które sfotografowałem.

mardi 2 mai 2017

De Kąkolewski à Konkolewski

     Parmi les polonais de ma famille qui ont quitté le pays pour venir travailler en France dans l'espoir d'une vie meilleure, on compte ma cousine Karolina Chmielowiec (1896-1982), fille de Józef & Balbina Wożniak.

     Après son acte de baptême, la première trace écrite de Karolina se trouve à Nieder-Gläsersdorf (Szklary-Górny) en Silésie, le 16 avril 1915, avec la naissance de son fils Jan (Johann).
http://www.lueben-damals.de/kreis/glaesersdorf.html

     Les mentions marginales de l'acte de naissance nous apprennent que Jan a ensuite été reconnu par son père, Franciszek (Franz dans l'acte) Kąkolewski le 10 juin 1917, sans doute à la suite ou en vue de son mariage avec Karolina.
J'attends la confirmation de cette information du Urząd Miejski à Lubin à qui j'ai demandé si l'acte de mariage se trouve dans leurs registres.

     Trace écrite suivante de la famille : l'acte de naissance du fils Gaston Jospeh à Pamfou (Seine-et-Marne, 77) le 8 août 1923.
À noter qu'à Pamfou habitent également des cousines germaines de Karolina, Władysława (épouse Czuprys [Cuprys]) et Maria (épouse Cadic), deux sœurs filles de Jan & Marianna Piotrowska.

     Direction Saint-Fargeau-Ponthierrey (Seine-et-Marne, 77).
C'est là que s'est installée la famille qui habite toujours dans la même localité que les Czuprys.
     Le recensement de population de 1931 nous apprend que le foyer est composé de Franciszek (1889), Karolina (1896) et trois enfants : Jan (1915), Wadek (1917) et Joseph (1923). Tous nés en Pologne à l'exception de Joseph.
Le document va même un peu plus loin pour Franciszek puisqu'il indique qu'il est né à Mouna (?) Je suis malheureusement incapable d'identifier cette ville. 
Jeśli są polacy, którzy to czytają, może mogą mi pomóc.

     L'année 1932 voit le décès du fils aîné Jan, le 11 avril.

     Le recensement de 1936 s'avère pour le moins étrange. Si Franciszek et Wadek sont bien présents à Saint-Fargeau-Ponthierry, ce n'est pas le cas de Karolina et de Joseph (Gaston) qui y sont pourtant domiciliés en 1937 (nous allons y revenir). En revanche, les Kąkolewski n'habitent pas seuls. Une certaine Anna Kasik, décrite comme une amie de Franciszek, est domiciliée chez lui avec ses trois enfants Rosalie, Jean et Lottie (Léocadie) Sip.
Dans ce dernier recensement, François apparaît comme natif de Kaob / Xaob (?). Comme précédemment, je ne sais pas identifier la ville.



     En 1937, un nouveau décès dans la famille. Celui de Franciszek. Il décède à Melun le 14/08. Son acte de décès indique qu'il est né le 25 décembre 1889 à Rolovy. Pas de filiation, mais la date précise est tout de même une nouvelle information.
Quant à la ville de naissance, c'est la troisième qui lui est attribuée, et là encore, impossible de l'identifier.

     C'est à cette date que je perds la trace de la famille. Ils n'apparaissent plus l'état-civil  de Saint-Fargeau ou de Melun aux dates librement consultables.


     Une des difficultés pour avancer dans les recherches, c'est l'orthographe du nom Kąkolewski qui varie d'un acte à un autre. En effet, on trouve les orthographes suivantes du nom : Konkolowski, Konkolewski, Kakolewski, Kakolowski ou Kokolowski.
Difficulté également rencontrée avec le patronyme Chmielowiec que l'on retrouve orthographié Kmielowiec, Kmielowicz, Hmielowiec, Hmielowic ou Chmilovitch.
Ces variantes orthographiques sont, bien sûr, le résultat d'une transcription phonétique des noms par les administrations françaises. L'illettrisme fréquent des immigrés de l'époque ne facilitait pas non plus la bonne orthographe de leurs propres noms qu'ils ne savaient souvent pas eux-même écrire.

     Néanmoins, une recherche aux archives départementales de Paris, dans les usuels consacrés aux preuves de la nationalité française, nous apprend que Wadek, (Władysław) et été naturalisé par décret publié au Journal Officiel (de la République Française) le 8 août 1937, soit quatre jours avant le décès de son père, sous le nom de Ladislas Konkolewski.
Pour en savoir plus de ce côté là, il faut maintenant attendre que les documents conservés aux Archives Nationales à Fontainebleau soient de nouveau accessibles.
Fermées pour raison de sécurité (le bâtiment menace en effet de s'effondrer) depuis 2014, il semblerait que l'on puisse à nouveau faire des demandes de communication sur certaines documents, dont les dossiers de naturalisation.
Demande effectuée. Affaire à suivre très prochainement.

     Pour la petite histoire, le nom Kąkolewski vient du nom du village Kąkolewo, situé dans la gmina de Grodzisk Wielkopolski (powiat de Grodziski, Voïévodie de Wielkoposlki).
Le site http://nazwiska-polskie.pl donne la répartition géographique du nom en Pologne et le nombre d'individus qui le portent. Malheureusement, le recoupement de ces informations avec les noms de villes attribuées à la naissance de Franciszek ne me permettent pas d'identifier la « vraie » ville de naissance.

     Autres pistes explorer.
     - Le site geopatronyme.com indique deux naissances en Seine-et-Marne : un Konkolowski à Provins entre 1941 et 1965 et un Kakolowski entre 1916 et 1940 à Vulaines-lès-Provins.
     - Les archives des Seine-et-Marne conservent des dossiers concernant les étrangers : dossiers d'étrangers, acquisition de la nationalité par le mariage, renseignements demandés par la préfecture et dossiers individuels de naturalisation, etc.
     - D'autres recherches indiquent que d'autres Kąkolewski sont venus en France. Deux notamment, dont les dates de naissance sont proches de celle de Franciszek : Piotr Kakolewski (18/05/1903) et Antoni Konkolewski (01/01/1888), originaires de Lubonia. Peut-être des frères ? Ces deux « K » ont été naturalisés. La consultation de leurs dossiers pourrait apporter des réponses.
La solution serait de trouver son acte de mariage avec Karolina.
On notera que Lubonia se trouve à tout juste 11 km du village de Kąkolewo.

Cet article fera l'objet d'une mise à jour dans les jours à venir.
À vite !

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☞ mise à jour du 07/05/2017 :
     Les informations mentionnées sur le site Geopatronyme.com m'ont permis de trouver une nouvelle cousine !
Irène Kakolowski est née le 8 avril 1939 à Vulaines-lès-Provins. Elle est la fille naturelle de Karolina Chmielowiec et reconnue par elle le 20 avril 1939.
L'information est intéressante et inhabituelle. En effet Karolina ne s'appelle pas Kakolowski, mais Chmielowiec. Kąkolewski était son nom d'épouse, mais Franciszek, son mari étant décédé en 1937, il est donc impossible qu'il soit le père de l'enfant. Karolina aurait donc dû se déclarer comme étant une Chmielowiec et transmettre ce patronyme à son enfant, et non celui de son défunt mari.
Peut-être que quelqu'un a déjà rencontré cette situation ?
    Le recensement de population de cette commune indique que Karolina et sa fille n'y sont plus domiciliés en 1946. 
Une nouvelle piste qui s'arrête.

☞ mise à jour du 21/09/2017 :
    Un courrier envoyé à Irène a porté ses fruits.
J'aime prendre contact avec mes cousins et cousines retrouvés, ce sont toujours des moments émouvants, très riches, parfois déstabilisants aussi.
Irène m'a appris le nom de son père, Vincent Grzywacz (Grzwa dans une version francisée déformée). Il ne l'a jamais reconnue officiellement, mais c'est bien lui qui a déclaré sa naissance et qui l'a élevée.  Une future rencontre entre elle et moi pourrait me permettre de découvrir les visages des ces cousins via quelques photographies.
    Irène m'a également appris que Wadek a eu une fille, Françoise, qui a épousé un Michaud et a des enfants et des petits enfants. Mes recherches m'ont permis de retrouver quelques informations : Françoise est la fille Wadek (1917-1985) et de Rozalia Klaczak (1909-1983), jamais mariés. Elle est née à Provins et a épousé Michel Michaud-Grosbenoît.
J'aimerais beaucoup pouvoir prendre contact avec elle.
    Les archives départementales, conservent des recensement d'étrangers, réalisés en 1945. Parmi ces fiches, deux concernent cette famille. Celle de Karolina et celle de Vincent. Cette dernière nous apprends ses date et lieu de naissance (1894 à Stanisław Górny), mais aussi qu'il a une famille en Pologne : une femme et deux enfants... Peut-être la raison de la non "reconnaissance" de sa fille en France ?

samedi 10 décembre 2016

Une famille de Sauvage

Le tout premier billet de ce blog parlait de mon ancêtre hongrois Michel Sabadoche [Szabados]. Sa fille Françoise a épousé Pierre Guislain Sauvage à Paris et ils ont eu quatre enfants dont Eugène, le petit dernier, né en 1866 dans le 14e arrondissement de Paris, mon arrière-arrière grand-père.


Commençons par le mariage de Françoise et Pierre Guislain. Il faut se tourner vers l'état-civil reconstituer de la ville de Paris pour trouver des infos.
Pour rappel historique, l'intégralité de l'état-civil et des registres paroissiaux de Paris a été détruit dans un incendie en mai 1871. Une partie a pu être reconstituée grâce à la participation des citoyens, mais seuls huit millions d'actes ont pu être reconstitués.
Ici, aucun acte numérisé, mais une simple fiche qui indique que l'acte a bien été reconstitué.
Après, c'est sur microfilm que ça se passe, aux Archives Départementales de Paris, pour trouver l'acte lui-même.



Il est indiqué que la pièce justificative est l'acte de mariage religieux.
Ce dernier a été célébré en la paroisse Saint Lambert de Vaugirard.





Pierre Guislain et Françoise ont donc eu quatre1 enfants : Marie Philippe « Hélène » Françoise (1851-1903), Eugénie Émélie (1852-1869), Jules (1864-?) et Eugène (1866-1914?).

Aujourd'hui, je me concentre sur Eugène. Et Anastasie.
Il manque quelques actes de naissances à chercher dans l'état civil reconstituer lors de ma prochaine visite aux AD, mais j'ai les actes de baptêmes correspondants

 

Voilà pour Eugène.
 

     Pour ce qui est d'Anastasie, je commence là aussi avec le mariage de ses parents, Amédée Honoré et Anastasie Labbée, célébré le 26 décembre 1878 à Arcis-le-Ponsart, dans la Marne. Pour l'anecdote, Anastasie Labbée a 16 ans lors de son mariage, et 17 à la naissance de son premier enfant, Anastasie Louis).

Il n'est pas vraiment utile de faire une frise pour deux dates : après la naissance d'Anastasie, la famille n'est plus dans les registres d'Arcis-le-Ponsart ni de Baslieux-lès-Fimes (ville d'origine d'Amédée Louis).
2E14/10 _ AD51 (Marne)


2E14/10 _ AD51 (Marne)

On retrouve Anastasie pour son mariage en 1903.
Mais, selon la frise, elle a déjà donné naissance à trois enfants entre 1898 et 1902, alors... que paso ?
Comme on peut le voir sur les actes, c'est sous le nom de Georgette Louis, 20 ans, qu'elle leur donne naissance. De père non dénommé, évidemment. Il faudra attendre son mariage, et la légitimation des trois bambins, pour remédier à cela.
C'est aussi avec son mariage que l'on retrouve son père, demeurant à Magneux dans la Marne. Malheureusement, je ne le trouve pas dans les recensements de population de 1901 et de 1906. Quant à sa mère, elle est « absente » depuis treize ans...

     Et comme si la vie n'était pas assez compliquée, mon arrière² grand-mémé, Anastasie Louis, taquinait la bouteille. C'est en tout cas ce qui se dit dans la famille et ce serait la raison pour laquelle la famille se serait retrouvée éclatée.
     C'est une histoire que m'a racontée ma grand-tante, fille cadette de Gaston Sauvage. Le petit Gaston, ainé de la fratrie, âgé d'environ 11 ans, se promenait avec ses petites sœurs dans les rues de Ménilmontant, le petit dernier, Pierre, dans une poussette. Et voilà que Gaston lâche, par accident, la poussette en haut d'escaliers du quartier. Précipitation des enfants pour récupérer Pierre et le nettoyer, car blessé, dans une fontaine. Et c'est là que passe une personne de l'assistance publique, alertée par la situation qui demande ce qui se passe et où sont les parents : papa au travail, maman à la maison, pas en état. Et c'est à priori à partir de là que tout s'est enchaîné : visite le jour même au domicile des parents et le jour suivant les enfants se retrouvent placés.
Tout ceci s'est déroulé en juillet 1909.
Les enfants ont été "déposés", chacun avec un numéro de dossier/immatriculation : Gaston (5220/184845), Eugénie (5221/184844), Denise (5222/184843), Simone (5223/184842) et Pierre (5224/184841).

J'attends de pouvoir consulter ces dossiers pour en savoir plus sur la vie de mon AGP et ses frères et sœurs à partir de ce moment fatidique.
Ce que je sais pour l'instant c'est qu'à un moment donné, ils habitent tous en Bourgogne, où ils vont fonder leurs familles.

Une petite recherche dans quelques recensements m'indique qu'en 1911, Gaston et Denise étaient confiés à la famille Lehoux, à Collonchèvres, hameau de Saulieu, en Côte-d'Or. Eugénie est, elle, confiée à la famille Brossard de Bois Morin, hameau de Champeau-en-Morvan et Pierre, à la famille Colas, à Moulin-Morin, même commune, la famille de mon arrière grand-mère. Gaston a certainement rencontré sa future épouse en rendant visite à son frère, ou l'inverse.
Quant à Simone, je ne sais pas où elle est placée.



Ces événements chaotiques expliquent pourquoi il n'y a pas de photos de mes arrière-arrière grands-parents. Et pourquoi nous n'avons, du côté des enfants d'Eugène et Anastasie, jamais connu la famille.
Les seules photos que je vais avoir sont de Gaston Sauvage, le père de ma grand-mère.

Le 19 mars 1911, le Tribunal de Grande Instance des Hauts-de-Seine prononce le divorce d'Eugène et Anastasie.
Là, je perds la trace de ma trisaïeule : s'est-elle remariée, a-t-elle eu d'autres enfants ? Quand est-elle décédée ? Il faut que je cherche encore.

Quant à Eugène, il s'est remarié le 12 octobre 1912 avec Marie Prospérine Dehennin et est décédé en juin 1914 dans le 4e arrondissement de Paris.

☞ mise à jour du 10 décembre 2016 : je viens de publier cet article, mais il y a déjà du nouveau. En effet, une visite matinale aux archives de Paris et la consultation des registres d'immatriculation des enfants assistés de la Seine me donne quelques renseignements complémentaires : la cause de l'abandon de mon AGP et de ses frères et sœurs intitulée « indigence du père & mère disparue ».
Autre renseignement : les localités d'envoi et les dates auxquelles ils y ont été envoyés. Les cinq enfants ont pris la direction de Saulieu entre le 22 juillet et le 18 septembre 1909. Ce qui m'ouvre une nouvelle piste de recherche pour localiser Simone.
Dans un deuxième temps, j'ai pu consulter ce matin les dossiers individuels, et là, c'est le Graale ! Le dossier regroupe la fratrie en entier avec les demandes de placement, d'abord temporaire, puis permanentes. En effet, on apprend qu'Eugène avait l'intention de récupérer ces enfants après un temps donné. La cause de l'abandon se fait plus précise. Eugène est abandonné par sa femme pour la deuxième fois. Elle est parti en laissant les enfants, dont Pierre qui n'a que quelques mois, à la charge de leur père qui a peu de revenus et pas le temps de s'en occuper. Résolu à demander le divorce, il fait néanmoins une demande de placement des deux derniers (Simone et Pierre) qui sera étendue à l'ensemble de ses enfants, ne parvenant toujours pas à joindre les deux bouts, et n'ayant personne de sa famille en mesure de prendre soin des petits.
Un document très intéressant dans le dossier est la feuille de « Compte du pupille » qui récapitule l'ensemble des foyers d'accueil, les dates d'entrée et de sorties des foyers, les sommes versées, les revenus du pupille, etc.
Je m'attendais à trouver davantage dans ce dossier, notamment une demande d'Eugène, écrite de sa main, ou même des photos, mais rien de tout cela.
Ce dossier reste une vraie pépite d'or ! C'est une chance de pouvoir le consulter aux archives départementales situées Porte de Lilas dans le 19ème arrondissement.

Note n°1 (dimanche 11/12/2016) : c'est en faisant la frise que j'ai remarque un fossé de douze ans entre les naissances d'Émélie et de Jules. Je me suis dit qu'il manquait certainement des données et j'ai profité de ma visite aux AD de Paris du 10/12/2016 pour me replonger dans l'état-civil reconstitué. J'ai listé toutes les naissances de Sauvage entre les deux enfants connus et noté les correspondances avec les bobines de microfilm à consulter : 70 au total. Après cinq bobines, jackpot ! Naissance de Léontine Caroline en 1854. Les prochaines bobines feront l'objet d'une prochaine visite et les futures trouvailles seront intégrées à la frise au fur et à mesure.
 
☞ mise à jour du 23 novembre 2020 : Enfin ! J'ai trouvé la date et le lieu de décès d'Anastasie Louis. Elle n'était pas bien loin. En effet, elle est décédée à Paris, dans le 20ème arrondissement, le 6 juin 1926, en son domicile 87 rue des Orteaux. Prochaine étape : consulter la table de succession et absence.
Note pour le futur : nous sommes en novembre 2020. La France est confinée en raison de la crise sanitaire due à la pandémie mondiale de Covid 19. Les services d'archives sont donc fermés au public.

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