samedi 30 avril 2016

Colas & Millereau

Edme Émile Colas est né le 30 avril 1864 à La Roche-en-Brénil, canton de Saulieu, en Côte d'Or.
Edme Émile Colas est mon arrière-arrière-grand-père.
Edme Émile Colas s'appelle en fait juste Edme Colas et est le fils de Martin & Claudine Boudier, comme on peut le voir sur son acte de naissance (1).
Dans les recensements, on constate qu'il habite au Boulois, hameau de La-Roche-en-Brénil, et qu'il change de prénom comme de chemise : en 1872, il s'appelle Denis Émile,  en 1876 et 1881, Denis, et en 1886, il n'habite plus au domicile de ses parents.


 On le retrouve, avec le prénom Edme, à Dijon en 1884, au bureau de recrutement militaire. Sa fiche matricule* nous donne des informations sur son parcours militaire et quelques informations sur son apparence physique : il avait les cheveux noirs, les yeux bleus et mesurait 1,68 m.
Sa fiche nous indique également ses différents lieux d'habitation et on remarque une période d'alternance de quatre ans pendant lesquels il partage son temps entre Saint-Léger-de-Fourches (aujourd'hui un hameau de la commune de Champeau-en-Morvan, Côte d'Or) et Le Mesnil Aubry (Val d'Oise).
En 1890, il réside donc à Saint-Léger-de-Fourches. Pourtant, on apprend qu'on 1891 il réside chez ses parents au Boulois où il est cultivateur.



Comment le sait-on ? C'est son acte de mariage* qui nous le dit !

Le 29 mars 1891, Edme a donc épousé Marie Millereau, mon arrière-arrière-grand-mère, native de Moulin-Morin, hameau de Saint-Léger-de-Fourches puis de Champeau-en-Morvan(2), fille de Jean & Anne Nazaret.
Moulin-Morin, c'est un peu chez moi aussi, c'est là qu'habitaient mes grands-parents maternels et que j'ai passé de nombreuses vacances et week-ends, dans cette maison en granit rose construite à la main par mon grand-père, mais on en reparlera une prochaine fois.
Petit flash-back sur Marie : elle nait le 29 octobre 1872, tout juste après son frère jumeau (lui à trois heures du matin, elle à quatre heures) Léonard.
Dans le dénombrement de population de 1876, on constate que si Marie habite bien chez ses parents, à quatre ans, on en attendait pas moins, ce n'est pourtant pas le cas de son jumeau qui est on ne sait où, certainement placé en nourrice quelque part (3), tandis que justement, la famille s'occupe d'un enfant assisté...(4)
Les recensements suivants sont similaires jusqu'à arriver en 1896 : le premier dénombrement de population suite au mariage d'Edme & Marie dans lequel on constate qu'ils ont déjà deux enfants et la charge d'une enfant assistée.

Le couple Edme & Marie aura quatre enfants. Quatre filles : Sidonie, Jeanne, Marie Claire (dite Claire, mon arrière-grand-mère) et Hélène. Ils ont également accueilli plusieurs enfants assistés (dont ma tante Marcelle épouse de Georges Mercier, Jean Valton qui a finalement intégré la famille officiellement en épousant la nièce de Pierre Sauvage, et aussi Pierre Sauvage (le même) dont le frère Gaston a épouse Marie Claire - mes arrière-grands-parents).

Leurs quatre filles se sont ensuite mariées :
- Sidonie Clotilde avec Liénard Dirson, le 10 janvier 1914 à Paris 16e,
- Jeanne Marie avec Émile Joseph, le 11 décembre 1920 à Champeau
- Marie Claire avec Gaston Sauvage, le 19 juin 1922 à Champeau
- Hélène avec Lucien Vervoitte, le 20 novembre 1924 à Champeau également.

Voici Edme & Marie, dans leur jardin au Moulin-Morin, en 1938

L2 29 janvier 1940, Edme Colas s'éteignait à Champeau, suivit par Marie à Dijon le 8 mars 1957.



(1) source : AD21
(2) c'est un décret du 13 février 1911 qui fait de Champeau le nouveau chef-lieu
(3) il n'apparaît dans aucun recensement, et n'est pas mort, la mention marginale de décès sur son acte de naissance nous le confirme.
(4) la Côte d'Or semble est une zone privilégiée d'accueil des enfants assistés de la Seine. Presque chaque foyer en accueille un voire plusieurs.

mercredi 20 avril 2016

Michel Augustin, mon aïeul, pas un cookie

Augustin Michel Macé


Aujourd'hui, nous suivons le parcours d'Augustin Michel Macé, mon troisième arrière-arrière-grand-père, celui qui m'a donné mon nom de famille.

Augustin Michel est né le 4 juin 1854 au Coudray, en Eure-et-Loir, petite ville limitrophe de Chartres. Fils de Louis Adolphe, journalier, & Lucile Adélaïde Clémence Michel, sans profession.
Sixième et dernier de sa fratrie, il a également deux demi-frères issus du second mariage de son père, suite au décès de sa mère en janvier 1858.

La consultation des tableaux de recrutement militaire m'a permis de trouver quelques informations complémentaires : Augustin Michel Macé était un grand monsieur d'1,58 mètres au visage ovale, le nez et la bouche moyens, les cheveux et les sourcils blonds et les yeux bleus. Évidemment, sur la photo ci-contre, c'est pas forcément évident de s'en rendre compte.








Ce tableau de matricule nous permet aussi d'apprendre son niveau d'éducation, 3 correspondant à « possède une instruction primaire plus développée* ».

Une chose que je ne saisis pas sur ce document : le niveau d'instruction. 1 correspond à « sait lire uniquement », 2 à « sait lire et écrire » et 3 à un niveau plus poussé. Pourquoi alors, ces trois degrés étant tout de même radicalement différent, le 2 incluant le 1 et le 3, j'imagine incluant le 1et le 2, est-il nécessaire d'indiquer les trois niveaux ?

Je me permets une petite transcription des ces différentes affectations :
- dans l'armée active : passé dans la réserve de l'armée active le 1er juillet 1880 ; a obtenu une dispense de la période de réserve en automne 1881 ; passé dans l'armée territoriale le 18 octobre 1882.
- dans l'armée territoriale : 30e Régiment Territorial d'Infanterie 1er bataillon 2e compagnie N°631 ; 1er novembre 1898 porté au contrôle spécial des classes libérées N°83 Rep. 18022 ; libéré du service militaire le 1er novembre 1900
Il y a deux petites mentions que je ne parviens pas à lire en raison de la qualité du document...tristesse.

Bref, dispensé, Augustin en profite pour faire ce que tout jeune homme de 20 ans fait : il se marie !
Et d'ailleurs, il aime tellement ça,  qu'il va se marier deux fois. Mais pas en même temps, je vous rassure. Ce qui, du coup, paraît beaucoup moins excitant que ce que vous avez pu imaginé en lisant ces quelques lignes... mais je m'égare.

Le 14 septembre 1875, Augustin Michel épouse Adrienne Berthe Léontine Viette, mon arrière-arrière-grand-mère, à la mairie du Coudray. Adrienne Berthe (ainsi dénommée dans le dénombrement de population de 1881 de Bailleau-sous-Gallardon) est la fille de Louis Jean & Victorine Françoise Michel, née le 21 juillet 1855 et demeurant au Coudray.
De cette union naissent quatre enfants.
Leurs actes de naissance nous permettent de suivre le couple géographiquement :
En 1876, il habite au Coudray : naissance du fils Constant Albert.
En 1877, il habite à Bailleau-sous-Gallardon où naît sa fille Maria Victorine Émilie.
En 1879, il habite toujours à Bailleau-sous-Gallardon, où naît son fils Marcel (Valentin Louis) Macé, mon arrière-grand-père.
Augustin Michel habite toujours le hameau de Pont, dans la commune de Bailleau-sous-Gallardon en 1881. Il apparaît en effet avec sa famille dans le recensement de 1881 :
AD28_6Mi7_RECENSEMENT_BAILLEAU-SOUS-GALLARDON_1881_152
À noter que son beau-frère habite également le foyer et son frère germain**, Léopold Narcisse, quelques maisons plus loin.

Sa dernière fille avec Berthe Adrienne, Constance Léontine, naît le 2 août 1882 à Saint Hilarion, dans les Yvelines (à l'époque département de la Seine-et-Oise). Dernière, en effet, car Berthe Adrienne décède le 9 avril 1883 en son domicile à Séry, hameau de la commune de Saint-Hilarion.
Note en passant : si un-e cousin-e lit ce blog et qu'il/elle a en sa possession une ou des photos, qu'il/elle n'hésite surtout pas !

En illustration, le tableau d'assemblage du cadastre de Saint-Hilarion http://archives.yvelines.fr/ark:/36937/s005433a42dc1f19/5433a42dc2af3

Le 17 juillet 1883, Augustin Michel épouse en secondes noces Clémentine Adolphine Clémence Michel à Gazeran. Âgée de 18 ans, elle est la fille de feu Ambroise Michel & Clémentine Hervé, née en cette commune le 28 janvier 1865.
Gazeran, c'est ici.

Et là, retour à la case Le Coudray où est décédée Constance Léontine le 24 janvier 1884 et né Maurice Augustin Fernand, le premier fils d'Augustin & Clémence.
On retrouve ensuite toute le petite famille en 1886 à Gazeran, Yvelines, commune située entre Saint-Hilarion et Rambouillet, où naissent ces treize autres enfants !!
Rien que ça...
Quelques extraits de recensements :
http://archives.yvelines.fr/ark:/36937/s0053dd1c9e2babf/53dd1c9e4f2b2
http://archives.yvelines.fr/ark:/36937/s0053dbe552d7fde/53dbe552da38d

Le 3 septembre 1921, les époux Augustin & Clémence sont toujours en vie et assistent, à Gazeran, au mariage de leur petite dernière Germaine Marcelle.
En 1931, Augustin Michel est domicilié, seul, à Gazeran.

Au moment où j'écris ces lignes, je ne sais pas ce qu'il est advenu d'Augustin après cette date.
Je continue mes recherches.

Voici un petit exercice aussi bien graphique qu'illustratif, une carte. Pour situer les différents lieux mentionnés ici, mais aussi pour visualiser plus facilement le parcours d'Augustin au cours de sa vie.



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☞ Mise à jour : 27 février 2018
    Je suis toujours à la recherche du lieu et de la date de décès d'Augustin Michel Macé.
J'ai réalisé une frise indiquant son lieu de domiciliation lors des mariages de ses enfants. Je serai peut-être amené à compléter avec les petits-enfants (naissances et mariages) si l'exercice n'est pas concluant.


☞ Mise à jour : 2 mars 2018
    L'acte de mariage d'Augustin Abel Macé, fils d'Augustin Michel Macé, le 4 décembre 1943 avec Hélène Adèle Conti, indique qu'il est décédé, sans précision de date ni de lieu.
    Un coup de téléphone à la commune de Gazeran m'a également appris qu'il existe une concession perpétuelle à son nom, acquise le 24 novembre 1924. J'attends un retour par courrier avec davantage d'informations. Cette conversation avec la mairie m'a aussi appris la date de décès de sa seconde épouse : le 19 novembre 1924, à Gazeran.
 
☞ Mise à jour : 11 avril 2018
    Grâce à la mairie de Torcy, je suis enfin en possession de son acte de décès. C'est en faisant une demande, à tout hasard, que la mairie m'a répondu par la positive. Augustin Michel Macé est décédé le 28 juillet 1934, en son domicile 23 rue Vignette à Torcy. L'acte a été dressé sur la déclaration de son fils, Adolphe, lui-même domicilié au 21 de ladite rue.

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* source : AD71
** ils ont tous les deux le même père et la même mère, à différencier des enfants consanguins (qui ont le même père) et utérins (qui ont la même mère).http://gw.geneanet.org/macbourdon_w?lang=fr&m=S&n=mac%C3%A9&p=augustin+michel

lundi 18 avril 2016

Racines polonaises ou polskie korzenie

Aujourd'hui, je continue la présentation de mes arrière-arrière-grands-parents. Ceux dont j'ai les photos. Bien évidemment, je n'oublierai pas les autres, mais il me faut définir quelques priorités pour écrire ici.

Nous quittons la France, direction Zbydniów, dans les Basses Carpates en Pologne.


Józef Tokarz (prononcez {youzef tokach}) est né le 5 janvier 1875. Il est le fils de Kazimierz {kajimièch} et Marianna Bosak. Le sixième enfant d'une fratrie de sept, plus une demie-sœur issue d'une première union de son père. On reviendra sur la fratrie plus tard.

Le 7 juin 1896, le jeune Józef épouse la demoiselle Józefa Nabrzyska, de deux ans son ainée, fille d'Antoni & Antonina Idec.
De leur union naîtra Józefa, le 16 octobre 1897.  Le 18 novembre de la même année, Józefa décèdera.

Le 16 novembre 1898, Józef épouse en secondes noces, Karolina Nabrzyska.
Si le nom vous dit quelque chose, c'est normal : Karolina est la petite sœur de Józefa, la première épouse de Józef !

Józef et Karolina ont eu six enfants : Antonina, Maria (mon arrière-grand-mère), Katarzyna, Zofia, Julia et Jan.
Sur les sept enfants de Józef, cinq sont venus s'installer en France, dans le Loiret, au milieu des années 1920.
Józefa et Antonina sont restées en Pologne, rejointes plus tard par leur sœur Katarzyna, revenue au pays avec ses trois enfants.

Voici une photo du couple Józef & Karolina, accompagné de leur fille Maria :

Je n'ai que cette photo mon arrière-arrière-grand-père.
En revanche, pour mon arrière-arrière-grand-mère, la famille a conservé sa pièce d'identité, enfin, un morceau en tout cas :
Karolina Nabrzyska IDKarolina Nabrzyska


Inconnues à ce jour : les dates de décès de Józef et Karolina.
Ce que je sais : ils étaient tous les deux encore vivants en 1937 pour le mariage de leur fils Jaszek (le diminutif de Jan {Jean}).

Józef Tokarz 1

Józef Tokarz 2

Karolina Nabrzyska 1
Karolina Nabrzyska 2

Prochaine étape : repartir en Pologne pour essayer de trouver ces dates qui doivent être cachées dans un des registres à la kancelaria de la paroisse que je n'ai pas encore eu l'opportunité de consulter.

samedi 16 avril 2016

Du Hainaut à la Seine-et-Marne

Je vous ai déjà parlé de mes origines polonaises et de mon ancêtre hongrois.
Il est temps de vous raconter une histoire belge. Celle d’Apollinaire Cambier. Illustrée par...une frise. On ne change pas une équipe qui gagne !
Sauf que cette fois-ci, je vais la commencer en partant du mariage de ses parents. Histoire de suivre le parcours de la famille entre la Belgique et la France.

Apollinaire, né le 1er avril 1840 à Moulbaix (Hainault, Belgique) est le deuxième enfant d'une fratrie de six avec Jean Baptiste, Alodie, Élisa, Henri Pierre et Émile.

Concernant sa vie en Belgique et ses obligations envers son pays d'origine, je ne sais pas grand chose, en attendant de trouver plus que son acte de naissance.


Nous voici donc en France, avec les premières traces écrites qui indiquent la présence de la famille en Seine-et-Marne :
Les recensements de populations sont un bon support pour suivre le parcours de nos ancêtres.
La famille apparaît bien sur les recensements de population de Magny-le-Hongre, dès 1846, mais pas toujours au complet. En 1851, il manque Jean-Baptiste. Il n'a pourtant que douze ans. Où est-il à ce moment-là ? Tout comme en 1856.
Il n'est pas mort, puis qu'il se marie en 1860 à Torcy et a trois enfants.
En 1861, la famille n'habite plus à Magny-le-Hongre, mais à Torcy, et c'est Apollinaire Félicien Joseph qui n'est plus là. En même temps, normal, il a 21 ans.
Il est parti faire sa vie.

Pendant ce temps-là...
Henri Philippe Gesnier épouse le 11 février 1836 à Bailly-Romainvilliers une jeune demoiselle nommée Victoire Aldigonde Gayan.
De leur union naît trois filles, Sophie Eulila (née le 23 mai 1836), Victoire Louise Augustine (née le 24 août 1847) et la cadette, Éléonore Augustine (née le 9 juin 1852), mon arrière-arrière-grand-mère.

La famille Gesnier-Gayan a toujours vécu à Bailleau-Romainvilliers. Pas de surprise, un seul  recensement d'illustration suffira.

C'est avec le couple Cambier-Gesnier que la famille s'exporte à Torcy pour le travail entre les naissances de leurs deux enfants.
Bailleau-Romainvilliers, 1856



Allez, on synthétise tout dans une seule et même frise, histoire de voir comme tout se petit monde se positionne les uns par rapport aux autres.


Voici un arbre miniature pour mieux visualiser qui se lie à qui et comment, en faisant abstraction des frères et sœurs :

Pierre Joseph Cambier
Sophie Philippine Darras
Henri Philippe Gesnier
Victoire Aldigonde Gayan
|____________________|
|____________________|

|_______
_______|


Apollinaire Félicien Joseph Cambier
Éléonore Augustine Gesnier


|____________________|

____________________________|_____________________________
Émilien Félicien Joseph Cambier
Alice
Odin
Marcel Valentin Louis Macé
Émilienne Augustine Cambier
|____________________|
|____________________|


Décédés respectivement en 1910 et en 1916, Apollinaire et Éléonore ont vu naître deux enfants et trois de leurs petits-enfants.
Mon grand-père né en 1918 n'a pas connu ses grands-parents. Tout comme moi je ne l'ai pas connu, lui (il est décédé, à deux jours près, exactement onze ans avant ma naissance).

Et pour finir, quelques photos de famille :
Apollinaire Cambier, Éléonore Gesnier, Henriette & Félicienne Macé
Éléonore Gesnier, Henriette, Félicienne & Yvonne Macé

1-? // 2-Émilien Félicien Joseph Cambier // 3-? // 4-Éléonore Gesnier // 5-? // 6-Alice Odin // 7-Émilienne Cambier // 8-? // 9-Apollinaire Cambier // 10-? // 11-Marcel Macé
Quelques doutes sur les noms des enfants sur cette photo.
La numéro 3 pourrait Geneviève Cambier, fille d'Émilien & Alice. La 10, Henriette Macé et la 8, Félicienne Macé, les sœurs de mon grand-père.




jeudi 14 avril 2016

Inconnus du Loiret 0001

Dans le cadre de mes recherches, j'ai commencé à collecter toutes sortes de documents, dont des photographies.
Rien de tel pour donner une âme, à ses recherches.

On tombe parfois sur des trésors, où on reconnaît nos grands-parents, ou nos parents les leurs, ou ce fameux cousin éloigné dont on vous a tellement parlé... bah c'est lui, là !!
Génial !!

Et parfois, souvent, malheureusement, on tombe sur ces photos de...on n'en sait rien en fait. Amis, famille ? Aucune idée, et plus aucun moyen de savoir aujourd'hui. Ceux qui savaient n'étant plus là, ou n'ayant plus la mémoire.




Edward Zieliński un inconnu qui ne l'est plus




 

Là, nous sommes dans le Loiret, du côté de Corbeilles-en-Gâtinais.

Des petites photos comme celles-ci seront publiées de temps en temps.
Si quelqu'un reconnaît quelqu'un, il ne faut pas hésiter à se manifester.
 
 
☞ mise à jour du 17 novembre 2020 :
     La première photo, celle du soldat, a été identifiée en août 2019. Il s'agit d'un cousin polonais,
Edward Zieliński. La photo n'a pas été prise à Corbeilles, ou ailleurs dans le Loiret, mais en Pologne.

lundi 4 avril 2016

Un prisonnier hongrois

Allez, je me lance !

Je travaille sur mon arbre généalogique depuis... 15 ans. Ça commence à faire quelques années et pas mal de résultats, mais aussi tellement de travail encore à faire. Finalement, plus t'avances, moins tu t'approches de la fin. Quant au blog, ça faisait un moment que je voulais tenter l'expérience. Le plus difficile n'était pas de trouver quoi raconter, mais de trouver LE nom qui allait me donner envie de créer le blog, de le remplir et de la partager.
C'est chose faite. Cassis/moutarde & Cie... Vous voulez peut-être une explication ?
C'est simple : je ne suis pas à né à Dijon, mais je me revendique dijonnais. J'y ai passé de nombreuses années et une partie de famille en est originaire. Cela explique le cassis et la moutarde (et la chouette, en passant). Pour ce qui est du « & Cie », c'est simplement parce que ma généalogie m'a amené ailleurs qu'à Dijon, que ce soit dans d'autres départements français, mais aussi à l'étranger. Et c'est tout ça que je vais partager avec vous, oui, vous qui peut-être me lirez. Et c'est par ça que je commence.

Faisons un petit tour en Hongrie. Juste vite-fait.
Vite-fait, parce qu'en réalité, je ne sais pas grand chose de mon ancêtre hongrois. Oui, j'ai donc des origines hongroises... qui remontent à très loin : Michel Sabadoche est mon arrière-arrière-arrière-arrière grand-père. Il est arrivé en France en tant que prisonnier de guerre au service de sa majesté l'Empereur d'Autriche (-Hongrie, cela va sans dire). Et je n'ai pu retrouver que peu d'actes le concernant.

Aucune trace de sa fille Anne.
Aucune trace de lui dans les registres des commerçants.
Aucune trace de lui dans archives militaires conservées aux AD03
Aucune trace de lui aux AN et archives militaires de Hongrie (archives militaires détruites pendant la Seconde Guerre Mondiale)
Dernière chance : les archives d'Autriche qui pourraient avoir des documents militaires... Ce qui laisse peu d'espoir.

Petit détail d'importance : dans les actes trouvés en France, TOUS les noms propres ont été francisés... Sabadoche, Feudevark, Bécack...etc. Autant dire que quand on ne parle pas hongrois et que les connaissances géographiques et historiques du pays sont proches de zéro, on fait face à une difficulté d'une dimension toute particulière....

Quelques recherches m'ont amené à ça :
- Sabadoche = Szbados
- Feudevark = Földvary
- Becack = Békés ou Békas

Allez, on enchaine avec une petit exercice de style : une frise chronologique.
Idéale pour illustrer la vie d'un individu mais aussi pour faire le point sur les événements marquants de sa vie.
J'en profite pour remercier et m'excuser auprès des archives départementales de l'Allier : je me permets d'utiliser les images d'archives que j'ai récupérées sur leur site Internet.
Je cite mes sources : je suis quand même un bon garçon, et je ne vends rien.
Ne m'en voulez pas.
Je les remercie aussi car c'est grâce à eux que j'ai pu mettre la main sur l'acte de notoriété de mon ancêtre. Ils ont aussi passé du temps pour moi à fouiller leurs archives militaires et registres des commerçants, malheureusement en vain.

Pour plus d'informations sur la généalogie hongroise et un peu de culture sur le pays, vous pouvez vous procurer ce petit livre, sorti tout récemment en librairies : « Retrouver ses ancêtres Hongrois », par Joszef Berkes, 12 euros sur amazon

En espérant pouvoir un jour avancer de ce côté !
Bonne journée !

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